Témoignage de Jean-François M.

En février 2016, je suis allé voir mon généraliste car je toussais épisodiquement depuis plusieurs mois et je fatiguais à l’effort. Une radiographie des poumons décela une pneumopathie interstitielle qui malgré des antibiotiques était toujours présente un mois après, ainsi que des crépitants à l’auscultation

Mon médecin me fit hospitaliser en urgence en pneumologie à l’hôpital Laennec. Durant une semaine, j’ai eu toute une série d’examens : Scanner, radio, test à l’effort, prises de sang, analyse de crachats, biopsie pulmonaire.

Le diagnostic de fibrose pulmonaire fut confirmé, épaississement des parois et alvéoles des poumons irréversible, ce qui empêche les poumons de bien se dilater et rend difficile la pénétration de l’oxygène dans le corps ainsi que le rejet de gaz carbonique. Ces paramètres rendent la respiration plus difficile.

Au départ, l’origine n’a pas été établie : peu fumé, pas travaillé dans l’amiante, l’agriculture, les produits chimiques.

Suite à un audit environnemental de notre maison et jardin demandé par la pneumologue de l’hôpital la fibrose serait d’origine allergène ou auto-immune.

Parallèlement au traitement de mieux être, puisque la fibrose ne se guérit pas, je suis venu six semaines à la Tourmaline en rééducation fonctionnelle respiratoire, trois jours pas semaine.

C’est à la tourmaline que l’on m’a informé de l’association « Bol d’Air, Respirer ». Je continue à m’y entretenir dans une très bonne ambiance, ce qui est essentiel aussi bien physiquement que moralement. Je pratique également de la randonner santé en club à Sautron.

Je vais aussi régulièrement à l’hôpital Laennec avec toute une série d’examens de contrôle.

La fibrose est un handicap dans la vie de tous les jours dès qu’il faut fournir un effort physique (monter un escalier, prendre une position courbée, finit les parties de ballon ou de jeux d’extérieur avec mes petits enfants…) ma masse musculaire a beaucoup diminuée et la respiration devient plus difficile.

L’inconnue de cette maladie, c’est l’évolution, qui peut être lente, stagner ou évoluer rapidement et nécessiter de l’oxygène.

L’évolution de ma fibrose semble plutôt lente, ce qui me conforte dans le fait de profiter au maximum des bons moments de la vie.

Jean-François M.

Mai 2018

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