Diététique et nutrition

Référence : Diététique – nutrition – Johanne ROY – Inhalothérapeute.
http://airplusr.com/wordpress/wp-content/uploads/2016/03/Pdf_Gestion-de-lalimentation-chez-les-personnes-souffrant-de-maladies-respiratoires.pdf

Condensé de la présentation « Gestion de l’alimentation chez les personnes souffrant de maladies respiratoires« .

Deux éléments essentiels à la vie des cellules de notre corps

  • L’oxygène
  • Les nutriments

La respiration principale fonction du poumon

  • Echanges gazeux
  • Absorption de l’oxygène
  • Rejet du CO2 (gaz carbonique)

Alimentation saine et équilibrée

  • Poids souhaitable = IMC (indice de masse corporelle) entre 21 et 30

Déséquilibre entre les apports et les besoins énergétiques

  • Apport alimentaire insuffisant
  • Trouble du métabolisme etc.

Conditions pour un état de dénutrition

  • Si perte de poids de 10% et plus depuis  moins
  • Si IMC < 20kg/m2

Information et conseils à transmettre aux malades pulmonaires chroniques

Rôles des protéines

  • Préserver votre masse musculaire (conserver des muscles forts, maintien de l’autonomie et de la capacité respiratoire.
  • Prévenir les infections

Sources de viandes et substituts

  • Viande, volaille, poisson, œufs, tofu, légumineuses, noix ou graines et le beurre d’arachide.

Points à retenir

  • Le lait et le fromage sont de bonnes sources de protéines qu’on peut manger facilement sans préparation
  • Les viandes et substituts (protéines) devraient être présents à chaque repas et ce, même au déjeuner.

Comment augmenter sa consommation de protéines ?

  • Ajouter à vos mets 30 ml (2 c. à table) de poudre de lait (ex : potages céréales, sauces, etc.
  • Ajouter du fromage râpé ou en morceaux dans les sauces  les soupes sur les légumes, les pâtes alimentaires en collation ou en complément de repas.

Comment éviter les ballonnements ?

  • Manger lentement.
  • Prendre 5 ou 6 petits repas au lieu de 3 gros repas par jour ou fractionner les repas
  • Eviter :
    • De mâcher de la gomme ou de boire avec une paille.
    • De parler la bouche pleine.
    • Les boissons gazeuses et les eaux minérales gazéifiées.
    • Les aliments qui ont tendance à produire des flatulences : brocoli, chou, oignons, légumineuses, pommes, melon, radis, sucreries.

L’hydratation

Recommandations :

  • On recommande de prendre 6 à 8 verres de liquide par jour si vous n’avez pas de restriction liquidienne.
  • Augmenter la quantité de liquide si :
    • Fièvre
    • Infection
    • Température très chaude

Bénéfices d’une bonne hydratation :

  • Facilite les expectorations
  • Diminue les risques de constipation

Comment reconnaitre les signes de déshydratation ?

  • Sécheresse de :
  • La peau
  • Des yeux
  • De la bouche, etc.

Alimentation à privilégier en présence d’une MPOC.

  • Les acides gras polyinsaturés de la série  Omega-3 en raison de leurs propriétés anti-inflammatoires.
  • On les retrouve dans les poissons gras (thon, maquereau, sardine, hareng, saumon, truite, flétan) les moules et les crevettes nordiques.

L’alimentation et la cortisone

  • Si le patient prend de la cortisone en pilule (ex. : prednisone) à plus de 3 reprises dans l’année ou sur une période de  mois :
  • Limiter le sel à table et les aliments salés. Le sel agit comme une éponge, il retient l’eau il contribue à augmenter le volume circulant. Conséquence : hausse de la pression artérielle.
  • Eviter les sucres concentrés et consommer un minimum de 3 à 4 portions de produits laitiers par jour, la cortisone peut produire un débalancement de la glycémie.

Si vous perdez du poids malgré vous.

  • Choisir les aliments que vous préférez
  • Débuter les repas avec les aliments riches en énergie et en protéines                             
  • Augmenter la quantité d’aliments qui fournissent des matières grasses puisqu’elles contiennent beaucoup d’énergie. Exemples : gras (crème beurre, huile) produits laitier entiers (lait fromage), viandes, œufs, poisons gras (ex. saumon), noix, amandes, pistaches, noisettes)

ATTENTION aux sucres concentrés (cortisone, pCO2 élevée)

Métabolisme des glucides

Le métabolisme des glucides produit de grandes quantités de gaz carbonique qui peuvent être mal tolérées quand la fonction respiratoire est altérée (si rétention de gaz carbonique).

Les collations nutritives

  • Yogourt, Fromage, Noix
  • Fruits avec yogourt fromage ou noix
  • Crudités avec fromage
  • Craquelins à grains entiers avec beurre d’arachide, humus, tartine au tofu ou fromage
  • Bol de céréales avec du lait
  • Supplément nutritif
  • Lait et boisson de soya

Les probiotiques

  • La consommation de probiotiques contribue à reconstituer la flore microbienne normale de l’intestin lorsque des antibiotiques vous sont prescrits.
  • Il est recommandé de consommer les probiotiques en capsules

(Source : Symposium québécois sur les probiotiques olivier Bernard octobre 2015)

Aliments riches en fer pour corriger une anémie.

Economiser son énergie –Bien utiliser son énergie

  • La consommation d’énergie pendant et après le repas
  • Le système digestif consomme beaucoup d’énergie (d’oxygène) lors de la digestion

Comment économiser son énergie après le repas ?

  • On pratique les techniques de relaxation
  • On fait une petite sieste
  • On écoute de la musique
  • On se repose
  • On évite les efforts
  • Les valeurs nutritives des aliments

L’odorat  et l’œil dans l’alimentation

  • Ajouter des aromates
  • Mettre de la couleur dans vos plats

Les algues

  • Excellente source de protéines
  • Les algues ont simplement besoin de soleil et d’eau salée pour croitre
  • Algues Nori
  • Algue le petit Goémon (la dulse avec son gout de bacon)

Question pour le médecin ?

  • Mon taux d’hémoglobine est-il normal ?
  • Mon taux de cholestérol est-il normal ?
  • Mon taux de gaz carbonique (pCO2) est-il normal ?
  • Mon taux de sucre (glycémie) est-il normal ?

Conseils liés au repas

  • Se reposer avant le repas
  • Utiliser les bronchodilatateurs avant les repas
  • Prendre plusieurs petits repas par jour
  • Manger lentement
  • Bien mastiquer
  • Eviter de parler la bouche pleine
  • Choisir des aliments à texture molle facile à mastiquer
  • Utiliser les repas préparés à l’avance
  • Prendre des suppléments alimentaires au besoin
  • Surveiller la quantité de sucres concentrés (si hypercapnie et/ou prise de cortisone)
  • Diminuer les liquides aux repas
  • Ne pas utiliser de paille pour boire
  • Boire 30 à 60 minutes avant et après les repas pour laisser la place aux aliments riches en énergie
  • Manger des aliments que vous aimez

Ne pas oublier…
Que manger est un plaisir de la vie !

Interview de Nathalie GARCIA diététicienne-nutritionniste à Bordeaux et membre de l’association *RVtality

référence: https://www.france-assos-sante.org/2018/05/07/alimentation-activites-physiques-et-insuffisance-respiratoire/

66 millions d’Impatients : Quels bénéfices peut apporter une alimentation saine et équilibrée dans le cadre des maladies respiratoires ?

Une alimentation saine et équilibrée est essentielle pour tout le monde et particulièrement pour les personnes qui ont une maladie chronique respiratoire. Elle permet une amélioration de la qualité de vie de la respiration et de la tolérance à l’effort. De ce fait, la prise en charge nutritionnelle fait partie intégrante de la réhabilitation respiratoire.

Certaines habitudes alimentaires ou certains aliments peuvent-ils aggraver ou soulager certaines maladies respiratoires comme l’asthme ou la BPCO ?

Oui les habitudes alimentaires peuvent jouer un rôle sur l’évolution des maladies respiratoires. Voici quelques conseils nutritionnels :

  • Augmenter les apports en fibres (légumes, fruits céréale complètes, légumineuses) a un effet bénéfique sur le contrôle de l’asthme et permet également de réduire l’inflammation des voies              respiratoires. Cela permettrait également de freiner le développement de la PCO et une amélioration des débits bronchiques.
  • Varier les sources de protéines pour ne pas  se lasser (viande blanche poisson, œufs, soja, légumineuses…)
  • Favoriser les aliments riches en oméga-3 qui peuvent aider à diminuer l’inflammation. On les trouve dans les poissons gras (saumon truite, sardines…) et les graines oléagineuses (noix, amandes, noisettes…)
  • Diminuer la consommation de graisses saturées (viande grasse, charcuterie, crème fraiche) pour éviter l’augmentation de l’inflammation et l’aggravation des symptômes de l’asthme (toux, respiration sifflante, essoufflement et oppression thoracique)
  • Limiter les produits sucrés, l’alcool et le sel
  • Eviter les fast-foods et les préparations culinaires de commerce.
  • Veiller à une hydratation suffisante pour favoriser le processus de circulation tout en gardant les poumons hydratés et prêts à éliminer les toxines indésirables.

Spécificités pour la BPCO, 25 à 50% des personnes atteintes d’une BPCO ont une mauvaise situation nutritionnelle et au moins 20% sont en état de dénutrition :

  • Attention à la dénutrition, c’est-à-dire à l’état dans lequel les besoins en énergie ou en protéines de l’organisme ne sont pas couverts. Il est important de rester vigilant si on constate une perte d’appétit et consommer alors des aliments plus riches (fromages à pâte ferme)
  • Adopter une alimentation fractionnée pour limiter les difficultés respiratoires avant et après le repas.
  • Augmenter les apports nutritionnels lors de la réhabilitation (source de dénutrition)

L’asthme peut-il être provoqué par des allergies alimentaires ?

Tout à fait. Quand les poumons réagissent sous l’effet d’un allergène, la personne put avoir une crise d’asthme (difficultés pour respirer sifflements…) On parle alors « d’anaphylaxie ». C’est une manifestation grave de l’allergie alimentaire. Elle va souvent débuter par des signes allergiques au niveau de la peau (urticaire), de la bouche et de la gorge (picotements, gonflement) puis va se poursuivre par des difficultés respiratoires. Il peut même y avoir une baisse de la tension artérielle avec une perte de connaissance. On parle alors de choc anaphylactique, celui-ci est une véritable urgence vitale et se traite par l’injection d’adrénaline. Il est nécessaire d’être prise en charge par des professionnels de santé.

Beaucoup d’insuffisantes respiratoires sont dues à la pollution et/ou à la cigarette. Existe-t-il une alimentation adaptée qui compense un peu leurs effets nocifs ?

La pollution et le tabagisme accélèrent le vieillissement des poumons et favorisent l’apparition de maladies respiratoires chroniques. Mais à en croire une étude parue dans European Respiratory Journal, il est possible de ralentir le déclin de la fonction pulmonaire en consommant régulièrement des fruits frais.

Il ressort que la consommation de thé, pommes, bananes, tomates et vitamine C est liée à un ralentissement du vieillissement pulmonaire. Les chercheurs indiquent que les tomates sont riches en glycopène, une substance antioxydante connue pour réduire l’inflammation des bronches. Ils supposent également que les flavonoïdes, une autre famille d’antioxydants présente dans de nombreux aliments pourraient jouer un rôle protecteur.

Le surpoids est-il un facteur aggravant de l’insuffisance respiratoire ?

Une surcharge pondérale liée à la BPCO peut entraîner d’autres problèmes de mécanique respiratoire. L’obésité abdominale comprimant le diaphragme empêche une pleine respiration et conduit à une diminution de la capacité pulmonaire. Enfin l’association d’un syndrome d’apnées du sommeil est également fréquente dans cette population et nécessite un diagnostic et une prise en charge spécifique. L’apnée obstructive du sommeil est la forme la plus courante. Elle apparait lorsque les voies respiratoires supérieures (langue, nez, pharynx larynx) empêchent le passage de l’air.

Est-ce recommandé de consulter un diététicien-nutritionniste lorsque l’on est atteint de maladies respiratoires ?

Il est effectivement souhaitable de consulter un diététicien ou un nutritionniste pour atteindre et maintenir un poids santé permettant de conserver votre énergie, améliorer votre qualité de vie, votre capacité physique et prévenir les infections.

Que l’on désire perdre ou prendre du poids, je conseille de la faire sous la supervision d’un spécialiste de la nutrition pour aider à bâtir une alimentation adaptée, saine et équilibrée.

Ya-t-il des cas où les consultations de diététique et nutrition sont prises en charge par l’assurance maladie ?

Pour les personnes atteintes de pathologies respiratoires il t a plusieurs possibilités :

  • Les consultations chez un médecin nutritionniste sont prises en charge par l’assurance maladie.
  • Selon la complémentaire santé et les contrats, quelques consultations chez un diététicien-nutritionniste peuvent être prises en charge chaque année.
  • L’inclusion dans un programme d’éducation thérapeutique à l’hôpital ou en ville comprenant un atelier sur l’équilibre alimentaire est possible.
  • L’admission dans un centre de réhabilitation respiratoire avec prise en charge globale est également envisageable et sera prise en charge par l’assurance maladie.

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